Syndrome Métabolique Ovarien Polyendocrinien (SMOP /SOPK- PMOS/PCOS)

DR SELLAK Fouad gynécologue obstétricien Tanger

les complications

Grossesse et risques associés au SMOP (anciennement SOPK)

Le Syndrome Métabolique Ovarien Polyendocrinien (SMOP), appelé en anglais Polyendocrine Metabolic Ovarian Syndrome (PMOS) et anciennement connu sous le nom de Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK), est associé à un risque accru de complications au cours de la grossesse.

Les principales complications obstétricales sont :

  • Fausses couches spontanées (FCS)

  • Hypertension artérielle gravidique (HTAG) et prééclampsie

  • Diabète gestationnel

  • Accouchement prématuré

Ces risques ne signifient pas qu'une grossesse se déroulera forcément mal, mais ils justifient une prise en charge adaptée et un suivi rapproché.

C'est pourquoi la consultation préconceptionnelle est une étape essentielle chez les femmes atteintes de SMOP. Elle permet d'optimiser l'état de santé avant la conception, de corriger les facteurs de risque métaboliques, d'adapter les traitements si nécessaire et d'améliorer les chances d'une grossesse évoluant dans les meilleures conditions.

Les risques métaboliques, cardiovasculaires et gynécologiques du SMOP

Au-delà de ses conséquences sur la fertilité, le SMOP (anciennement SOPK) est une maladie métabolique chronique pouvant avoir des répercussions à long terme sur la santé.

Les principaux risques comprennent :

  • Diabète de type 2, favorisé par l'insulinorésistance.

  • Dyslipidémies (augmentation du cholestérol et/ou des triglycérides).

  • Hypertension artérielle.

  • Maladies cardiovasculaires, avec une augmentation du risque d'infarctus du myocarde et d'autres événements cardiovasculaires, notamment en présence d'autres facteurs de risque.

  • Hyperplasie de l'endomètre et augmentation du risque de cancer de l'endomètre, en raison d'une absence d'ovulation prolongée entraînant une stimulation excessive de la muqueuse utérine.

Une prise en charge précoce, associant une alimentation équilibrée, une activité physique régulière, une perte de poids lorsque cela est indiqué et un suivi médical adapté, permet de réduire significativement ces risques et d'améliorer la qualité de vie à long terme.